En bref
- En copropriété, le bailleur paie le traitement d'un appartement loué, le propriétaire occupant paie le sien, et le syndicat des copropriétaires paie celui des parties communes.
- Les punaises de lit en copropriété passent d'un logement à l'autre par les plinthes, les prises et les réseaux collectifs : on inspecte les 4 voisins et on traite en même temps.
- Concrètement, le mobilier se traite dans l'appartement, dans une tente fermée à 49 °C tenus une heure : rien ne fuit chez le voisin, rien ne descend l'escalier.
Des punaises de lit dans un appartement, et c'est tout l'immeuble qui s'inquiète. Qui paie le traitement, le propriétaire, le locataire ou la copropriété ? Qui doit prévenir qui ? Et comment traiter pour que ça ne passe pas chez le voisin ? Voici les règles, et la méthode.

Pourquoi un immeuble entier est concerné
Une punaise de lit ne vole pas et ne saute pas, mais elle marche, et un immeuble est plein de chemins pour elle. Elle se cache dans les plinthes et sous les prises électriques, qui donnent souvent sur le mur mitoyen, et passe sous les portes palières. Les études citées par l'ANSES montrent des déplacements importants d'un appartement à l'autre, même quand le logement est vide, et les bailleurs sociaux qu'elle a entendus soupçonnent les réseaux collectifs de chauffage et d'eau chaude. Elle voyage aussi avec les gens : un sac posé dans l'ascenseur, un fauteuil monté par l'escalier, un matelas descendu au local à poubelles.
Le phénomène n'a rien de marginal : selon l'ANSES, 11 % des foyers français ont eu des punaises de lit entre 2017 et 2022. C'est pour ça qu'un traitement fait dans 1 seul logement échoue si le voisin est touché, et qu'un immeuble se traite en même temps, palier par palier, et non chacun dans son coin.
Attention Un matelas infesté déposé dans le local à poubelles ou sur le trottoir contamine les parties communes, puis les voisins. Ne sortez rien sans l'avoir traité ou enfermé dans une housse fermée.
Qui paie le traitement des punaises de lit en copropriété
La réponse dépend de qui occupe le logement, et de l'endroit où sont les punaises. Le tableau d'abord, le détail ensuite.
| Situation | Qui paie | Sur quelle base |
|---|---|---|
| Appartement loué | Le propriétaire bailleur, détection comprise | Le logement loué doit être « exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites » (loi du 6 juillet 1989, article 6) |
| Appartement loué, punaises apportées par le locataire | Le locataire, si le bailleur le prouve | La preuve est à la charge du bailleur (ANIL) |
| Appartement occupé par son propriétaire | Le propriétaire occupant | Ses parties privatives, son logement |
| Parties communes : local à poubelles, cave, palier, gaines | Le syndicat des copropriétaires, par le syndic | Code de la santé publique, article R. 1331-45, qui vise aussi les parties communes |
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Qui paie le traitement chez vous ?
3 questions, et la règle qui s'applique à votre cas, avec sa base légale et ce qu'il faut faire ensuite.
Répondez aux questions : la réponse s'affiche ici.
Le propriétaire bailleur paie le traitement
Un logement loué doit être exempt de toute infestation : le bailleur prend en charge la détection et le traitement.
- Le locataire prévient le bailleur par écrit, avec photos.
- Ils se mettent d'accord sur l'entreprise qui intervient.
- Le syndic est prévenu pour faire inspecter les voisins.
Base : Loi du 6 juillet 1989, article 6 ; ANIL.
Le locataire paie, si le bailleur prouve que les punaises viennent de lui
C'est au bailleur d'apporter la preuve, par exemple un état des lieux d'entrée et une infestation qui démarre avec un meuble ou un voyage du locataire. Sans preuve, c'est le bailleur qui paie.
- Gardez les échanges par écrit.
- En cas de désaccord : commission départementale de conciliation, puis tribunal judiciaire.
Base : ANIL : frais à la charge du bailleur, sauf s'il prouve que la présence des punaises est due au locataire.
Vous payez le traitement de votre appartement
Vous êtes propriétaire et occupant : le traitement de vos parties privatives est à votre charge.
- Prévenez quand même le syndic, pour faire inspecter les voisins.
- Traitez en même temps que les logements voisins touchés, pour ne pas payer 2 fois.
Base : Parties privatives : à la charge du propriétaire.
Le syndic organise, chaque propriétaire paie son logement
Le traitement de chaque appartement reste à la charge de son propriétaire, ou du bailleur s'il est loué. Le rôle du syndic : coordonner l'inspection des voisins et faire traiter les parties communes si elles sont touchées.
- Faire inspecter les 4 voisins du logement touché.
- Proposer un traitement de tous les logements touchés dans la même semaine.
- Prévoir un contrôle à 3 semaines.
- Si un occupant bloque l'accès : mise en demeure du propriétaire, puis le juge des référés (cour d'appel de Paris, 30 juin 2022).
Base : Code de la santé publique, articles R. 1331-15 et R. 1331-45.
La copropriété paie, par le syndic
Local à poubelles, cave, paliers, gaines : les parties communes sont à la charge du syndicat des copropriétaires. Le syndic fait intervenir un professionnel.
- Le syndic mandate une entreprise pour les parties communes.
- Il fait inspecter les logements autour de la zone touchée.
- Il vérifie qu'aucun meuble infesté n'est déposé dans les parties communes.
Base : Code de la santé publique, article R. 1331-45, qui vise aussi les parties communes.
Le propriétaire bailleur paie le traitement
Un logement loué doit être exempt de toute infestation : le bailleur prend en charge la détection et le traitement.
Et pour les parties communes, touchées elles aussi : c'est la copropriété qui paie, par le syndic (article R. 1331-45 du code de la santé publique).
- Le locataire prévient le bailleur par écrit, avec photos.
- Ils se mettent d'accord sur l'entreprise qui intervient.
- Le syndic est prévenu pour faire inspecter les voisins.
Base : Loi du 6 juillet 1989, article 6 ; ANIL.
Le locataire paie, si le bailleur prouve que les punaises viennent de lui
C'est au bailleur d'apporter la preuve, par exemple un état des lieux d'entrée et une infestation qui démarre avec un meuble ou un voyage du locataire. Sans preuve, c'est le bailleur qui paie.
Et pour les parties communes, touchées elles aussi : c'est la copropriété qui paie, par le syndic (article R. 1331-45 du code de la santé publique).
- Gardez les échanges par écrit.
- En cas de désaccord : commission départementale de conciliation, puis tribunal judiciaire.
Base : ANIL : frais à la charge du bailleur, sauf s'il prouve que la présence des punaises est due au locataire.
Vous payez le traitement de votre appartement
Vous êtes propriétaire et occupant : le traitement de vos parties privatives est à votre charge.
Et pour les parties communes, touchées elles aussi : c'est la copropriété qui paie, par le syndic (article R. 1331-45 du code de la santé publique).
- Prévenez quand même le syndic, pour faire inspecter les voisins.
- Traitez en même temps que les logements voisins touchés, pour ne pas payer 2 fois.
Base : Parties privatives : à la charge du propriétaire.
Le syndic organise, chaque propriétaire paie son logement
Le traitement de chaque appartement reste à la charge de son propriétaire, ou du bailleur s'il est loué. Le rôle du syndic : coordonner l'inspection des voisins et faire traiter les parties communes si elles sont touchées.
Et pour les parties communes, touchées elles aussi : c'est la copropriété qui paie, par le syndic (article R. 1331-45 du code de la santé publique).
- Faire inspecter les 4 voisins du logement touché.
- Proposer un traitement de tous les logements touchés dans la même semaine.
- Prévoir un contrôle à 3 semaines.
- Si un occupant bloque l'accès : mise en demeure du propriétaire, puis le juge des référés (cour d'appel de Paris, 30 juin 2022).
Base : Code de la santé publique, articles R. 1331-15 et R. 1331-45.
Information générale, pas un conseil juridique. Pour votre cas précis : l'ADIL de votre département, au 0806 706 806.
Vous êtes locataire
C'est au propriétaire de payer la détection et le traitement. Depuis la loi ELAN de 2018, un logement loué doit être exempt de punaises de lit, et l'ANIL le résume ainsi : le bailleur supporte les frais, sauf s'il prouve que c'est le locataire qui a apporté les punaises. Prévenez-le par écrit dès les premiers signes, avec photos, et entendez-vous avec lui sur l'entreprise qui interviendra : stop-punaises.gouv.fr conseille de faire accepter ce choix par le bailleur. La même règle vaut dans un logement social.
Si le bailleur ne répond pas ou refuse :
- Une lettre recommandée avec accusé de réception, qui rappelle son obligation et fixe un délai pour agir.
- La commission départementale de conciliation, gratuite, si rien ne bouge.
- Le tribunal judiciaire, en dernier recours.
Ne retenez pas le loyer de votre propre chef : sans décision du juge, c'est vous qui seriez en faute. Dans certains cas, la CAF peut aider à payer le traitement : renseignez-vous auprès de la vôtre.
Madame, Monsieur, je constate depuis le [date] la présence de punaises de lit dans le logement que je loue au [adresse] (photos jointes). Un logement loué doit être exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites (loi du 6 juillet 1989, article 6). Je vous demande de faire procéder à la détection et au traitement dans un délai de [nombre] jours. Je reste disponible pour convenir de l'intervention. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Vous êtes propriétaire occupant
Le traitement de votre appartement est à votre charge, comme tout ce qui touche vos parties privatives. Prévenez quand même le syndic : si vos voisins sont touchés, c'est en traitant ensemble que vous éviterez de payer 2 fois.
Les parties communes et le rôle du syndic
Le code de la santé publique impose de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour empêcher la prolifération des punaises de lit dans les locaux d'habitation, et cette obligation vaut aussi pour les parties communes des immeubles collectifs (articles R. 1331-15 et R. 1331-45, issus du décret du 29 juillet 2023). Le non-respect est une contravention, jusqu'à 750 €, et le maire est chargé du contrôle. Concrètement, si le local à poubelles, la cave ou les paliers sont touchés, c'est au syndic de faire intervenir un professionnel, aux frais de la copropriété : la dépense se répartit entre copropriétaires comme les autres charges des parties communes, selon les tantièmes (loi du 10 juillet 1965, article 10). Le syndicat est d'ailleurs responsable des dommages qui ont leur origine dans les parties communes (article 14).
Aucun texte n'oblige aujourd'hui l'occupant à prévenir le syndic ou ses voisins : une proposition de loi de 2023 allait dans ce sens, elle n'a jamais été adoptée. Mais c'est dans l'intérêt de tous de le faire tôt.
À savoir L'assurance habitation couvre rarement les punaises de lit : la plupart des contrats excluent les nuisibles, et les garanties qui les prennent en charge sont plafonnées. Relisez les exclusions de votre contrat avant de compter dessus. En cas de litige, une garantie protection juridique peut en revanche prendre en charge des frais d'avocat.
Pour une question sur votre cas, le réseau des ADIL, qui informe gratuitement sur le logement, répond au 0806 706 806 (prix d'un appel local). L'ANSES chiffre à 866 € en moyenne ce que les punaises de lit coûtent à un foyer : un argument de plus pour traiter tout l'immeuble en 1 fois plutôt que logement par logement.
Les 6 étapes pour traiter une copropriété
- Signaler tout de suite. Le locataire prévient son propriétaire par écrit. Le propriétaire, ou l'occupant, prévient le syndic. Personne n'est en faute : la punaise de lit n'est pas une question de propreté, et plus on attend, plus la facture de l'immeuble monte.
- Faire inspecter les logements voisins : à gauche, à droite, au-dessus, au-dessous. C'est le rôle du syndic de l'organiser, avec l'accord des occupants. Une inspection coûte bien moins cher qu'un 2e traitement.
- Traiter tous les logements touchés dans la même période, idéalement la même semaine. Un logement traité à côté d'un logement qui ne l'est pas se fait recontaminer en quelques semaines.
- Traiter le mobilier sur place, sans rien jeter. Matelas, sommiers, canapés, tables de nuit passent dans une tente chauffante, dans l'appartement, à 49 °C tenus une heure. Rien ne traverse les parties communes.
- Faire la désinsectisation des parties communes si elles sont touchées : local à poubelles, cave, gaines, palier. C'est au syndic de mandater des professionnels, sur devis.
- Contrôler à 3 semaines, le temps d'un cycle d'éclosion, dans chaque logement traité et chez les voisins inspectés.
Par exemple : des punaises au 3e étage. Le syndic fait inspecter le 2e, le 4e et les 2 voisins de palier, et 1 seul est touché. Les 2 logements sont traités la même semaine, le mobilier dans la tente, les pièces par un professionnel, puis les 5 logements sont recontrôlés 3 semaines plus tard. 1 seul passage, au lieu d'une infestation qui fait le tour de l'immeuble en 6 mois.
La boîte à outils du syndic, texte par texte
Le syndic a plus de leviers qu'on ne le croit. Voici ce qu'il peut faire, situation par situation, et sur quelle base.
| Situation | Ce que le syndic peut faire | Sur quelle base |
|---|---|---|
| Les parties communes sont touchées | Faire intervenir un professionnel. C'est une dépense d'entretien : dans le budget de la copropriété, ou votée en assemblée à la majorité simple | Loi du 10 juillet 1965, article 24 |
| L'infestation gagne plusieurs étages | Agir de sa propre initiative en cas d'urgence, puis informer les copropriétaires et convoquer l'assemblée | Article 18 : travaux nécessaires à la sauvegarde de l'immeuble |
| Répartir la facture des parties communes | Entre tous les copropriétaires, selon les tantièmes | Article 10 |
| Un occupant refuse l'accès au logement d'où vient l'infestation | Saisir le juge des référés pour faire ouvrir le logement par un commissaire de justice, le faire vider le temps du traitement, et reloger le locataire si besoin | Cour d'appel de Paris, 30 juin 2022, n° 22/00511 |
| La copropriété a avancé les frais pour ce logement | Demander au propriétaire du logement d'être remboursée. Il peut ensuite se retourner contre son locataire | Même décision : provision accordée contre le copropriétaire mis en demeure |
Avant d'aller au juge, une mise en demeure écrite au propriétaire du logement concerné est indispensable : c'est elle qui a fait la différence dans la décision de 2022. Une solution amiable reste toujours plus rapide qu'un référé.
À savoir Cette partie donne une information générale, pas un conseil juridique. Pour un cas précis, l'ADIL de votre département ou un avocat en droit de la copropriété vous dira ce qui s'applique.
Ce que la chaleur change dans un immeuble
Dans une copropriété, le traitement chimique a un défaut de plus qu'ailleurs : il fait fuir les punaises. Pulvérisé dans un appartement, il les pousse vers les gaines et les murs, donc chez le voisin. La chaleur, elle, se fait dans une tente fermée : ce qui est dedans meurt, à tous les stades, et rien ne s'échappe.
| Traitement chimique seul | Chaleur dans la tente, et la pièce traitée par un pro | |
|---|---|---|
| Les œufs | Mal atteints : 2 ou 3 passages | Tués avec les adultes, en un passage |
| Les voisins | Les insectes fuient vers les murs mitoyens | Rien ne sort de la tente fermée |
| Le mobilier | Souvent jeté « par précaution » | Traité sur place, rien ne descend l'escalier |
| Le délai avant de dormir chez soi | Selon le produit, plusieurs heures d'aération | Le soir même, sans produit |
| La preuve du traitement | Une facture | La courbe de température de la sonde, à montrer au syndic |
La pièce elle-même, plinthes, moquette, prises, se traite en même temps par un professionnel : la chaleur dans la tente ne remplace pas ce passage, elle évite de jeter le mobilier et de le promener dans l'immeuble.

Côté syndic et bailleur : s'équiper ou faire intervenir
Pour un syndic qui gère plusieurs immeubles, un bailleur social ou une résidence, la question revient chaque année. Une tente chauffante se monte par 1 seule personne : un gardien ou une équipe technique formée en une heure traite le mobilier d'un logement dans la journée, sans attendre un rendez-vous, avec la courbe de la sonde connectée comme preuve pour chaque logement.
Ce qui coûte cher dans une copropriété, ce n'est pas le 1er logement, c'est le 3e, traité 2 mois plus tard parce que personne n'a inspecté les voisins. Le calcul avec vos propres chiffres est sur la page tente chauffante professionnelle.
Quiz
Punaises de lit en copropriété : 6 questions sur les règles
Les questions qui reviennent à chaque assemblée générale. Chaque réponse est expliquée et sourcée.
1. Dans un appartement loué, qui paie le traitement des punaises de lit ?
Le logement loué doit être exempt de toute infestation (loi du 6 juillet 1989, article 6) : le bailleur paie la détection et le traitement.
2. Dans quel cas le locataire paie-t-il ?
La preuve est à la charge du bailleur (ANIL). Sans preuve, c'est lui qui paie.
3. Les punaises sont dans le local à poubelles : qui paie ?
Les parties communes sont à la charge de la copropriété. Le code de la santé publique (R. 1331-45) impose de prévenir la prolifération, parties communes comprises.
4. La loi oblige-t-elle à prévenir le syndic et les voisins ?
Une proposition de loi de 2023 allait dans ce sens, elle n'a jamais été adoptée. Prévenir reste dans l'intérêt de tous.
5. Combien la lutte contre les punaises de lit coûte-t-elle en moyenne à un foyer, selon l'ANSES ?
866 € en moyenne par foyer, d'après l'ANSES. Traiter l'immeuble en 1 fois évite de payer plusieurs fois.
6. Un logement est touché : combien de voisins faut-il inspecter ?
Les punaises passent d'abord chez les voisins directs, par les plinthes, les prises et les réseaux collectifs.
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Relisez la section « qui paie » et le simulateur : ce sont les règles qui évitent les conflits entre voisins.
Bien vu. Les explications au-dessus vous donnent les 1 ou 2 points qui manquent.
Sans faute : vous pouvez présenter le sujet à la prochaine assemblée générale.
À retenir
- Les punaises passent d'un logement à l'autre par les plinthes, les prises et les réseaux collectifs : un immeuble se traite palier par palier, en même temps.
- Un logement loué : le bailleur paie. Un propriétaire occupant : lui-même. Les parties communes : la copropriété, par le syndic.
- Signalez tôt, faites inspecter les 4 voisins, contrôlez à 3 semaines.
- La chaleur dans une tente fermée ne fait pas fuir les punaises chez le voisin, et rien ne se jette.
Un immeuble touché ?
Décrivez la situation à Pascal : nombre de logements, ce qui est infesté. Il vous dit comment organiser le traitement.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Qui paie le traitement des punaises de lit dans un appartement loué ?
Le propriétaire bailleur. Un logement loué doit être exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites (loi du 6 juillet 1989, article 6) : le bailleur supporte les frais de détection et de traitement, sauf s'il prouve que les punaises ont été apportées par le locataire.
Le syndic doit-il payer le traitement des punaises de lit ?
Pour les parties communes, oui : le syndic fait intervenir un professionnel aux frais du syndicat des copropriétaires. Le code de la santé publique (article R. 1331-45) impose de prévenir la prolifération des punaises de lit, y compris dans les parties communes. Le traitement de chaque appartement reste à la charge de son propriétaire, et si la copropriété a dû avancer les frais pour un logement, elle peut se faire rembourser par son propriétaire.
Faut-il prévenir le syndic et les voisins en cas de punaises de lit ?
Aucun texte ne l'impose aujourd'hui, mais c'est dans l'intérêt de tous. Les punaises passent d'un logement à l'autre : si les voisins ne sont pas inspectés et traités en même temps, le logement traité se fait recontaminer, et chacun paie 2 fois.
Que faire si un voisin refuse le traitement des punaises de lit ?
Prévenez le syndic. Il peut mettre en demeure le propriétaire du logement concerné, puis saisir le juge des référés : en 2022, la cour d'appel de Paris a autorisé un syndicat à faire ouvrir un appartement par un commissaire de justice, à le faire vider le temps du traitement et à se faire rembourser par le propriétaire.
Le propriétaire peut-il refuser de payer le traitement ?
Pas s'il loue le logement, sauf à prouver que c'est le locataire qui a apporté les punaises. En cas de refus : lettre recommandée, puis commission départementale de conciliation, puis tribunal judiciaire. Le locataire ne doit pas retenir le loyer sans décision du juge.
La CAF aide-t-elle à payer le traitement des punaises de lit ?
Dans certains cas, selon stop-punaises.gouv.fr. Il n'existe pas de montant fixe : renseignez-vous auprès de votre CAF avant d'engager les frais.
L'assurance habitation rembourse-t-elle les punaises de lit ?
Rarement. La plupart des contrats excluent les nuisibles, et les garanties qui les couvrent sont plafonnées. Vérifiez les exclusions de votre contrat avant d'engager les frais.
Comment traiter les punaises de lit dans un immeuble sans qu'elles passent chez le voisin ?
En traitant en même temps tous les logements touchés et en inspectant les 4 voisins de chacun. Le mobilier se traite dans l'appartement, dans une tente fermée à 49 °C tenus une heure : rien ne fuit vers les murs mitoyens, rien ne traverse les parties communes. La méthode est détaillée sur la page traitement thermique des punaises de lit.

Écrit par
Pascal Sergent
Désinsectiseur certifié Certibiocide, fondateur de CleanyPest
Il traite les punaises de lit, les insectes du bois et les cafards par la chaleur depuis plus de 10 ans en région PACA. Il a conçu la tente chauffante CleanyPest pour ses propres interventions.



